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Le Cicla 71, c'est :

  • Un blog pédagogique dédié à l'éducation au média internet - 951 notes - 1595 commentaires - 4 années d'existence - Plus de 60 cicleurs ! - Un professeur - 13 ordinateurs - Un vidéo-projecteur - De l'énergie et de l'enthousiasme - Un projet récompensé lors du Forum de Rennes, dit Forum de l'Innovation Pédagogique - Un projet récompensé au Festival de Romans, dit de l'Expression sur Internet.

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26-06-2009

BNF - Gallica - Quel livre téléchargeras-tu pour ensoleiller ton été ?

Envie de lire, de rêver, de marcher pieds nus dans le sable ?
Bienvenue sur le site de la BNF, site de la Bibliothèque Nationale de France. A toi les expositions virtuelles mais aussi les téléchargements - gratuits et légaux- d'un nombre incalculable d' oeuvres littéraires !

Pour en savoir plus : 
http://www.bnf.fr/
http://gallica.bnf.fr/

Voici l'une des lectures de Mme Membrey pour l'été :


De l amour. Tome 1 / Stendhal ; [révision du texte et préf. par Henri Martineau]
De l'amour. Tome 1 / Stendhal ; [révision du texte et préf. par Henri Martineau]
Source: Bibliothèque nationale de France


Mais elle se demande si elle osera vous en parler, surtout depuis qu'elle a lu ce passage  ;-) :
"Pauvre jeune femme désabusée, voulez- vous jouir encore de ce qui vous occupa tant il y a quelques années, dont vous n'osâtes parler a personne, et qui faillit vous perdre d'honneur ? C'est pour vous que j'ai refait ce livre et cherché à le rendre plus clair. Après l'avoir lu, n'en parlez jamais qu'avec une petite phrase de mépris, et jetez-le dans votre bibliothèque de citronnier, derrière les autres livres j'y laisserais même quelques pages non coupées."

25-06-2009

Surfez Intelligent : un quizz pour faire le point

Image 35 Le site Surfez Intelligent fait peau neuve. Un quizz vous permet de tester vos connaissances. Différentes rubriques vous permettent de faire le point.

Deux questions :

  • une adresse aussi complexe peut-elle être mémorisée par un internaute débutant ?
  • pourquoi -fait exceptionnel pour un site gouvernemental- fait-on apparaître sur la colonne de droite de la publicité pour les partenaires de ce projet éducatif destiné au grand public ?

Pour en savoir plus : http://surfez-intelligent.gouv.fr

Image 36

Frédéric Mitterand et Twitter - Qu'est-ce qu'un "fake"?

La rédaction du Post, journal en ligne, a publié un article intitulé : "Frédéric Mitterrand fait ses premiers pas sur Twitter, grâce au Post !".
Info ou intox ? Consultez l'article suivant, observez la capture écran ci-dessous et identifiez clairement l'émetteur des tweets publiés sur cet espace : s'agit-il de M. Frédéric Mitterand ou du Post ?
Image 34
Votre réponse nous aidera à définir ce qu'est un "fake" et à nous interroger sur les motifs qui ont conduit Le Post à écrire un tel article.



18-06-2009

Mieux réviser ton brevet en utilisant Internet

Le Café Pédagogique, site connu des enseignants, publie trois dossiers qui intéresseront les élèves de 3ème. La rumeur prétend que certains n'ont pas encore commencé à réviser ...


L'épreuve de Français au brevet des collèges : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/bb09_Francaisbrevet.aspx

Mathématiques : le brevet 2009 : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/bb09_Maths_Brevet.aspx

L'Histoire-Géographie au brevet : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/bb09_HG_Brevet.aspx

Et si vous commenciez aujourd'hui ?

17-06-2009

Rencontres sur les pratiques numériques des jeunes - Un diaporama pour présenter le Cicla71

"Les technologies de l'information et de la communication ont profondément transformé les conditions de création, de diffusion, et de consommation des oeuvres et des produits culturels. Elles modifient de ce fait les pratiques de loisir. Elles influencent également les relations et les modes de transmission entre individus, notamment au sein de la famille, et font apparaître de nouvelles formes de sociabilité analysées dans des travaux récents.
Portées au premier chef par les jeunes, ces évolutions nous signalent les mutations de notre société de demain. Elles ne peuvent être ignorées car elles appellent des adaptations et des novations dans les politiques publiques, qu'il s'agisse d'éducation, de socialisation ou de culture. Le Ministère de la culture et de la communication, le Haut commissaire à la jeunesse, et la Délégation aux usages de l'internet invitent les acteurs concernés à se rencontrer pour réfléchir à ces enjeux les 2 et 3 juin à la Cité des sciences et de l'industrie."

Des moments passionnants et uniques, riches de rencontres.

Voici une partie de la présentation effectuée par Mme Membrey pour notre groupe de travail. Vous n'aurez ici que quelques "visuels". A vous d' imaginer sa bonne humeur, sa robe rose, ses cheveux roux et sa voix "piapiatante" !

Le site officiel des Rencontres Numériques : http://rencontres-numeriques.org/


12-06-2009

Les droits d'auteur : toute une histoire !

L'internaute possède des droits mais aussi un certain nombre de devoirs. Une petite phrase toute simple qui pose la question du "savoir vivre ensemble sur la Toile".

Britney Spears, en interdisant la re-publication de ces vidéos, centralise son audience sur sa page officielle Youtube, une convergence qui lui permet de mettre en valeur ses nouveaux produits musicaux.


Une technique marketing mais aussi une façon d'exercer, comme le soulignent très bien certains de nos lecteurs, ses droits d'auteurs.

Or, qu'est-ce que les droits d'auteurs ?
Les droits d'auteurs, c'est d'abord toute une histoire. Une question juridique, certes mais qui questionne la société et qui engage des choix politiques.

Nos recherches nous ont conduits à consulter ces deux articles :

La présence du mot "batailles" ne nous a pas laissés indifférents :-).

Image 30
Nous avons consulté l'onglet "Discussion" de cet article pour trouver ce renseignement.
Ce tableau a retenu notre attention. Il liste les titulaires des droits pour les produits culturels :

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Rochelandet, 2000, Propriété intellectuelle et changement technologique : la mise en oeuvre du droit d'auteur dans les industries culturelles, Paris I

11-06-2009

Intégration désactivée sur demande : les fans de Britney Spears et de Katy Perry interdits de publication

Trouver des vidéos où apparaissent ces deux artistes sur le web est la chose la plus facile du monde. Mais peut-on pour autant les publier sereinement sur son espace de publication ? C'est une autre histoire ... et un vrai casse-tête chinois qui nous plonge au coeur même des contradictions de l'industrie musicale à l'heure du web.

Klarysse, fan de Britney Spears, peut le confirmer. Les vidéos publiées par des fans - sans autorisation - sont nombreuses. Si l'on consulte la chaîne officielle de Britney Spears, on trouve ce message : "intégration désactivée sur demande". Concrètement, cela signifie : Oui, on peut visionner les vidéos autant de fois que l'on le souhaite. Non, on ne peut pas les publier sur son blog, parce que c'est tout bonnement impossible. Même chose pour Katy Perry.

Image 27
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Injuste ou absurde, le désespoir se fait entendre dans nos rangs. Plusieurs élèves notent que ces deux artistes utilisent  le web pour organiser leur promotion ... et ne comprennent pas pourquoi cette possibilité de publier des vidéos a été désactivée. Amer, l'un d'entre eux ajoute : "ben, de toute façon, des vidéos, j'en trouverai et je les publierai". Plus agacé encore, un dernier ajoute : "franchement, on nous incite au piratage : les artistes savent bien qu'on veut publier leurs vidéos sur nos blogs pour les partager avec nos amis !"

Piratage. Un terme fort ... Le débat s'engage. D'un côté, les usages des amateurs de musique que nous sommes. De l'autre, une industrie musicale bousculée par les Internautes mais qui organise aussi sa publicité sur cet espace ... en cherchant à canaliser et à fédérer son public sur une seule et même page.

Est-ce possible ... ou illusoire  ? Qu'en pensez-vous ?

10-06-2009

Daily50, petit frère habile du Top50 ?

Le Daily50, enfant de Dailymotion, prétend nous offrir les 50 vidéos musicales les plus vues sur cette plate-forme.

Un classement qui surprend et qui privilégie visiblement, pour des raisons de légalité, les contenus officiels. Est-il représentatif, toutes audiences cumulées, du succès de tel ou tel morceau publié en ligne ? Notons par exemple l'absence notable de Britney Spears, l'une des artistes les plus "cliquées" du web. Son intitulé rappellera dans tous les cas aux plus valeureux d'entre nous feu "LE Top 50" ...
A découvrir donc mais aussi à méditer. 

Pourquoi vouloir et mettre en place un tel classement ?
  • pour organiser, maîtriser et ordonner ... ou du moins en donner l'apparence
  • pour susciter de fait et souvent sciemment la polémique  ou buzz
  • pour permettre aux  artistes présents sur cette page de gagner encore en "visibilité"
  • pour fidéliser l'internaute cible sur cet espace éditorial : eh oui, on se prend au jeu !
  • pour asseoir sa position de leader- référence de l'industrie musicale, industrie dont les pratiques sont bousculées et ... évoluent...
Mais revenons à nos moutons ! Saurez-vous deviner parmi ces trouvailles le tube de l'été ? Nous vous proposons ici le n°16.

Cliquez ici pour découvrir le Daily50 :  http://www.dailymotion.com/daily50


03-06-2009

Vous utilisez Bing, Twitter, Flickr, Hotmail ou Live ? La censure sur Internet : le cas de la Chine

Le saviez-vous ? Bing, Twitter, Flickr, Hotmail et Live, des services très populaires sur Internet, sont bloqués en Chine. Les autorités policières, à la demande du gouvernement, qui s'inquiète de la liberté d'expression rendue possible par de tels outils,  ont de plus surveillé et filtré "les conversations de la messagerie instantanée de Skype. Plus d'un million de messages contenant des termes jugés répréhensibles aurait ainsi été archivé, accompagné de l'adresse IP des personnes les ayant émis."

C'est ce que nous signale un récent article publié par Neteco, à lire intégralement : http://www.neteco.com/279716-bing-flickr-live-twitter-bloques-chine.html

Qu'est-ce que le "Slow Blogging" ?

Je publie donc je suis.
Sur la Toile, publier et  exister sont parfois synonymes. C'est parce que je publie que je signale mon existence à mes amis, à mes lecteurs ... mais aussi aux moteurs de recherches. Un constat qui satisfait nos égos et nos coeurs à titre personnel mais pas seulement. 
Pour certains blogueurs, qui tirent un revenu de leur blog, c'est aussi devenu un enjeu financier. Aussi certains multiplient-ils les billets quotidiens pour accroître leur audience. Une gymnastique rigoureuse qui finit par épuiser les corps et esprits. Un phénomène qui provoque selon M. Poulet  : "la fatigue du blogueur".

Cogito ergo sum
Par réaction, dès 2006 naît le phénomène du  "Slow Blogging". Selon Eric Mainville, cela "consiste, comme son nom l'indique, à bloguer lentement. Les "slow bloggers" publient rarement. Ils rédigent des billets longs, souvent très documentés, ils contiennent des réflexions profondes. Ces blogueurs se soucient peu du nombre de lecteurs ou de l'actualité du jour. "

Pour réaliser cet article, nous avons consulté les articles suivants :

02-06-2009

Addendum - Des articles du Cicla71 recopiés à la virgule près : comment réagir ?

Ces quelques mots pour éclairer notre précédent article. Je crois très sincèrement que tout ce qui est présent sur la Toile peut être cité, re-publié. Sinon, pourquoi être présent sur Internet ? Nous n'avons pas employé le mot de pillage dans notre article :-). D'ailleurs, cette notion est typiquement européenne. En Asie, selon les pays, on duplique sans vergogne le contenu que l'on apprécie. Autres terres, autres cultures.

Il nous a semblé important de relayer les réactions de chacun. Oui, nous croyons aussi à la médiation et à la citation explicite des sources. En tant qu'enseignante, c'est un de mes objectifs.

Je note que sur la Toile, parfois ... c'est plus délicat. D'ailleurs la Toile n'est pas LE lieu d'exercice de ma pédagogie, même si elle fait l'objet ici de notre réflexion. Mais sans doute est-ce aussi la règle du jeu !

Voilà encore l'un des paradoxes du blog pédagogique.  Les droits d'auteur sont une chose, la diffusion  des écrits  que nous publions et des idées qui nous sont chères en est une autre. Habile tension.

Un enseignant peut-il regretter que son cours soit répété ? Je ne le pense pas. C'est même là le coeur de notre mission : être répété - de façon courtoise - ... et si possible, entendu, ce que permet notamment le support du blog et le relai d'une partie de nos réflexions grâce à Internet. Le savoir, même modeste, n'est-il pas fait pour être partagé ?

Toutafois, comme toujours sur ce blog, c'est ensemble que nous prendrons la décision.


Des articles du Cicla71 recopiés à la virgule près : comment réagir ?

Six lecteurs nous ont écrit pour nous signaler la copie de l'un de nos articles. L'un d'entre eux note avec humour : "Et dire que l'on soupçonne toujours les élèves et les jeunes de copier-coller ou de piller les contenus publiés sur Internet ! Les adultes aussi ont beaucoup à apprendre". Un second, plus cruel ou désespéré, ajoute : "je conseille la lecture de votre blog, je me dis que ça peut faire changer les choses ... eh bien non ! ".

En observant - pour ne pas le citer :-) - attentivement l' article publié par le le site de  la Mission Locale d'Audruicq, on finit par trouver  la seule mention "source de l'article" mais sa mention,  située bien après la fin de l'article, induit le lecteur en erreur. Peu lisible, peu "décodable", elle laisse à penser que l'article a été rédigé par un certain Ludovic, que nous saluons au passage, et non par notre équipe. 

Que devons-nous en penser ? Est-ce du pillage ? Comment réagir ? Que feriez-vous ?
Cette question n'a pas pour objectif de diaboliser un acte, un site ou une personne mais de faire réfléchir à une pratique courante sur le web.

Rappelons que ce site scolaire est publié sous Licence Creative Commons et qu'il invite à utiliser notre contenu ... sous réserve qu'il cite explicitement ces sources.





Pourquoi conserver l'anonymat ? La blogueuse Olympe nous apporte son éclairage

Que risque-t-on à se dévoiler ? Une question posée sans détours par Olympe, blogueuse connue pour ses écrits féministes. Son témoignage, à méditer, questionne l'exercice de la citoyenneté de chacun. Comment exercer sa liberté d'expression, son nécessaire besoin d'engagement et sa vie professionnelle ? Des réflexions dictées par la crainte mais aussi par la sagesse.

Olympe a déjà vu son identité révélée par la presse et constaté le faible impact de cette dernière sur la révélation de son identité. Elle note que les moteurs de recherche, si son identité venait à être publiée, garderaient une trace d'elle qui la questionne. Un réflexion qui la conduit à privilégier l'anonymat. "Si mon nom apparait sur internet, je suis bien certaine que ni Google (quoique ?), ni Yahoo, ni tous les autres ne l'oublieront et qu'il arrivera un jour où une entreprise, une personne que je solliciterai voudra en savoir plus sur moi et arrivera ici. Je ne sais pas qui ce sera et donc je ne sais pas comment cela influencera sa décision et je préfère ne pas prendre de risque."

Une double vie
Elle explique qu'elle rencontre de nombreux blogueurs auxquels elle distribue une carte de visite ... qui ne mentionne que son pseudonyme.
Elle ajoute qu'elle "n'en parle jamais au boulot", consciente qu'"être féministe,ce n'est pas franchement tendance". "Aujourd'hui, conclut-elle, je suis très active, peut être que dans 6 mois ou 2 ans, j'en aurai assez du blog, du féminisme et que je préfèrerai dépenser autrement mon énergie. Mais pour la netéternité, mon nom restera associé à Olympe".

Pour en savoir plus, lisez l'article écrit par Olympe à ce sujet : http://blog.plafonddeverre.fr/post/Anonyme-ou-pas-that-s-the-question


01-06-2009

Une "freeze" party ou flash mob à Chalon !

"Première Freeze Party lancée à Chalon Sur Saône ! Je vous propose donc d'en faire une Place de l'hôtel de ville ou Place de Beaune. On se rejoint le "date à définir ensemble", donc "heure à définir" à "lieu à définir". Au premier coup de sifflet, tout le monde se disperse en direction " du lieu choisi ", et au second coup de sifflet : FREEEEEEEEZE!!!!!! Are you ready ?"
Une information publiée sur Facebook et signalée par Clément, un des anciens du Cicla. Déjà 82 personnes inscrites !

Le terme de Freeze Party est proche de celui de " flash mob, terme anglais traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair".
"C'est un " rassemblement d'un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d'avance avant de se disperser rapidement. Le rassemblement étant généralement organisé au moyen d'Internet, les participants ou flash mobbers ne se connaissent pas pour la plupart." La réussite d'un tel événement repose donc essentiellement sur le bouche-à-oreille ... et l'association d'inconnus !

Consultez  l'encyclopédie Wikipédia pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Flash_mob.
La pratique étant récente encore, un avertissement figure sur la page, vous indiquant "Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources(janvier 2009)". Un message que certains élèves connaissent bien pour l'avoir déjà rencontré sur leurs copies ...


Blog pédagogique et Identité numérique : "Faut-il exiger le véritable nom des auteurs de commentaire ou accepter les pseudos ?" Réponse de Mme Membrey

"Bonjour, Je viens faire mon petit tour sur le blog de CICLA 71 et une question me taraude. Faut-il exiger le véritable nom des auteurs de commentaire ou accepter les pseudos ? Magueuledange, c'est rigolo mais quelle est sa place dans la construction de l'identité numérique ? Les copains, le prof savent de qui il s'agit mais pour le lecteur lambda s'agit-il d'un collégien, d'un prof facétieux ? Faut-il signer ses commentaires et se désigner es qualité ? Un bon sujet de discussion ! non ?Jean-Paul Moiraud, Professeur à Lyon."

 

« Faut-il exiger le véritable nom des auteurs de commentaire ou accepter les pseudonymes » ?

Aucune obligation de ce type ne figure dans notre charte éditoriale. L’observation de nombreux blogs montre que ce choix est extrêmement rare. Nous distinguerons deux types de commentateurs : les élèves participant à ce projet et les lecteurs extérieurs à notre établissement.

 

Notre équipe de rédacteurs se compose de jeunes gens mineurs, que nous encourageons à signer de leur seul prénom ou à l'aide d'un pseudonyme. Les écrits qui sont publiés ici ont lieu dans un cadre scolaire et hiérarchique, qui limité la spontanéité et qui nous impose pour d'évidentes raisons de prendre encore plus de précautions pour apprendre à notre groupe à gérer les données personnelles qu'il publie. C’est en cela que notre projet éditorial est spécifique et qu’il oriente notre réponse.

 

Chaque élève adopte, après concertation, la stratégie de son choix …  en sachant qu’à tout moment, comme le veut la loi, il peut demander la rectification ou la suppression des données  le concernant figurant sur cet espace. Il arrive que certains commentaires restent en attente, jusqu’à ce que professeur et élèves aient pu échanger sur la pertinence de le publier et de le signer de telle ou telle manière.

 

Ici, certains élèves ont plusieurs identités. D’autres ne veulent pas signer leurs articles, ni même utiliser un pseudonyme. Parce que prendre la parole sur un blog pédagogique, c’est aussi engageant que lever la main en classe et dire : « Eh ! Moi, je sais ! » . Nous respectons ce choix.  Nous le questionnons. Voilà pourquoi nos articles, écrits à plusieurs mains, sont signés systématiquement « Mme Membrey et les élèves du cicla71 » ou portent, selon les cas, la mention explicite de leur auteur.

 

Nous n'avons pas toujours agi de la sorte. Cette attitude est le fruit de plusieurs années d'observation et d'échanges au sein de notre groupe, y compris avec des élèves l'ayant quitté depuis bien longtemps.


Les commentaires publiés par les élèves de notre groupe sont effectivement connus et valorisés au sein de notre atelier. 

 

 

« Les copains, le prof savent de qui il s'agit mais pour le lecteur lambda s'agit-il d'un collégien, d'un prof facétieux ? »

 

Il n’y a pas de lecteur lambda. Nous n’aimons pas ce terme. Notre projet n’apprécie guère les pitreries, lui qui fut taxé à de multiples reprises, comme non éducatif par certaines âmes, qui, elles, en revanche, n’osèrent jamais laisser un commentaire sur ce blog :-).

 

A vrai dire, vous posez ici la question de la confiance. Et vous avez certainement raison. Qui suis-je en train de lire ? Quelle pertinence a-t-il pour prendre la parole ? Pour répondre à votre question, sans détours, voici comment nous procédons :

  • Les commentaires publiés sont validés par notre professeur, Mme Membrey
  • Les commentaires et/ou liens  à caractère publicitaire ou problématique ne sont pas publiés
  • Nous avons activé sur ce blog un formulaire type qui demande à celui qui laisse un commentaire de bien vouloir communiquer son adresse électronique, adresse électronique qui demeurera confidentielle ... mais qui nous permet de faire le tri.

·         En cas de doute sur un commentateur, la plate-forme de publication que nous utilisons nous permet d'avoir accès aux adresses I.P et de bannir certains utilisateurs ... ce que nous n'avons eu à faire, en 5 ans, qu'une seule fois.

  • Mme Membrey signe ses commentaires de son nom parce qu’elle l’a décidé et parce que ce travail engage sa responsabilité d’adulte et d’enseignante.
  • Nous vous demandons donc de nous faire confiance et d’accepter certains pseudonymes fantaisistes, certes, mais qui ne nuisent en rien au sérieux et à la passion de notre projet. Oui, sûrement, cela peut surprendre parfois. Et de ne pas oublier que ce blog s'adresse d'abord à nos élèves même s'il a rencontré un public plus large.

Votre question en pose à vrai dire de nombreuses autres.

  • ·         Un blog scolaire public doit-il donner l’identité des jeunes mineurs qui l’écrivent ? C’est techniquement faisable mais est-ce souhaitable ? L’exercice de la gestion des données personnelles, a fortiori pour des mineurs, mérite la prudence. Ce sont les réflexions et écrits de notre groupe de travail que nous souhaitons mettre en valeur … et non pas tant les individus.
  • ·         Donner son identité a-t-il un impact sur l’acte pédagogique ? Oui ! Un élève qui signe un article ou un commentaire prend confiance en lui, quelque soit l’identité prise par ce dernier. De même, un élève qui reçoit un commentaire d’une personne extérieure à l’établissement est souvent plus attentif à ce commentaire qu’à celui de son professeur, phénomène plusieurs fois observé.
  • ·         La compréhension de nos articles sera-t-elle meilleure si l’on connaît l’identité explicite de chacun des élèves ?  Nous pensons que non.
  • ·         Le sel d’un projet éditorial, scolaire ou non,  se trouve-t-il dans les commentaires ? Les commentaires apportent un éclairage, ils sont une récompense, un enquiquinement, une grande joie, une peur … Ils sont … ou ils ne sont pas. Ils sont attendus, ils sont surprenants. Ils sont une étape … Mais ils ne sont pas à l’origine de notre projet  … même s’ils en font partie. Et c’est là toute la spécificité d’un blog pédagogique, qui, à la différence d’autres blogs sur la Toile, ne saurait mesurer sur la Toile son succès aux nombres de commentaires.
  • ·         Pourquoi accepte-t-on ces signatures différentes selon les élèves ? Nous les acceptons pour toutes les raisons énumérées ci-dessus mais aussi parce que cette stratégie - qui n'est pas la seule bien sûr - nous satisfait à plusieurs titres :
  1. elle encourage les élèves à oser écrire des commentaires, à engager le dialogue, à questionner, à partager
  2. elle rassure notre établissement
  3. elle permet de tisser différents degrés de communication
  4. elle est négociée
  5. elle est rétro-active
  6. elle s’inscrit dans le temps
  7. elle ne prétend pas donner de solution miracle en 200 « slides » et huit minutes mais questionner les pratiques
  8. elle constitue une étape dans l’apprentissage de la gestion des données personnelles de chacun, étape cruciale à l’heure où ; fort jeune encore, l’on se cherche et l’on se construit.
  9. elle prend en compte les différentes formes d’expression et de communication sur la Toile
  10. elle n’est jamais séparée d’une éducation à la responsabilité

Notez que ceci est valable pour notre projet pédagogique. L’observation d’espaces de publications scolaires en ligne montre que les réponses sont multiples et différentes selon les enseignants, les pédagogies, les projets et les groupes de travail.

Le blog pédagogique : entre ambition et humilité, des exigences paradoxales … et créatives

Présent sur Internet, il donne à voir une partie de l’iceberg éducatif. Un iceberg dont il faut sans cesse rappeler l’existence. Qu’il faut aussi souvent justifier, questionner et améliorer. La plupart du temps auprès de confrères d’ailleurs. Eux-mêmes souvent questionnés chaque jour dans leurs pratiques.

On oublie trop souvent, en le lisant, que le blog n’est qu’un moment dans une pédagogie. Et qu’il y a tous ces moments que l’on n’écrit pas J. Tous ceux où, par exemple, on observe les publications personnelles des élèves et où on engage le débat sur  la gestion des données personnelles. Des moments sur lesquels justement, on n’écrira pas d’articles mais qui seront tout aussi riches d’enseignements.

C’est dommage. Au début, on s’en agace. Comme on s’agaçait lorsque, enseignant débutant, on se « heurtait » à la classe récalcitrante. « Comment se peut-il qu’ILS ne voient pas ? qu’Ils ne comprennent pas ? » On incrimine l’autre, on sent le poids de son absence ou de son regard sur nos épaules.

Puis, au fil du temps, l’on devient plus humble.

L’espace de la classe sur Internet démultiplie les possibilités de rencontrer les curieux, les trublions, les contestataires, les silencieux mais qui n’en pensent pas moins ;-), les faussement timides, les amoureux discrets, les fâchés avec la terre entière, les enthousiastes … et  décuple l'impérieuse nécessité de se questionner aussi en tant qu'enseignant.  Faut-il en avoir peur ?

A vrai dire, non. Etre présent sur Internet, c’est accepter cette dualité, présente au cœur même de l’acte d’enseignement. Cette tentation de la présence, ce désir d’exhaustivité, cette certitude qu’elle est impossible. Cette urgence de l’attente, chez soi, chez son lecteur. Cette incapacité à la satisfaire. Cette tension qui fait que l’on arrête tout … que l’on se fâche, que l’on guette, que l’on revient ! Pour mieux écrire. Pour mieux lire. Pour apprendre. Porté par ce petit bonheur fragile du plaisir de partager, cette cruauté parfois d’être lu, cette compréhension instinctive qu’il faut progresser encore, que rien n’est gagné, que finalement, tout est à refaire 

Jean-Paul … Merci pour votre  question ! OUI, merci mille fois !

 

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